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>> Accueil >> Publications >> Le Courrier de la Transplantation >> N° 1 - Mars 2013

Le Courrier de la Transplantation

Mars 2013
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ÉDITORIAL

Fibrose et transplantation : comment développer des médicaments antifibrosants ?

Les transplanteurs sont confrontés à la fibrose avant et après la greffe : l’organe à changer a fait l’objet d’une fibrogenèse souvent lente avant la greffe, et la mise à disposition de médicaments antifibrosants pourrait éviter la greffe, à condition d’intervenir à un stade non irréversible du processus. Après la greffe, de nombreuses complications, notamment la récidive de la maladie initiale, peuvent induire une fibrose, souvent accélérée, et la mise à disposition de médicaments antifibrosants pourrait augmenter la durée de vie du greffon. Le monde de la transplantation est donc aux avant-postes pour tester les médicaments antifibrosants.
Yvon Calmus

DOSSIER THÉMATIQUE : FIBROSE ET TRANSPLANTATION D’ORGANE SOLIDE

Transition épithéliomésenchymateuse et fibrogenèse

»»Le concept de transition épithéliomésenchymateuse a été étendu ces 15 dernières années au champ de la fibrogenèse des organes adultes. Ce nouveau paradigme a suscité une forte controverse scientifique. L’objet de cet article est d’offrir une vision historique de cette controverse, et de définir les enjeux dans le domaine particulier de la transplantation d’organes solides.
Alexandre Hertig

Mécanismes de la fibrogenèse hépatique

»»La sévérité des maladies chroniques du foie est liée à leur caractère fibrosant. Ce sont les myofibroblastes hépatiques qui, sous l’influence de facteurs pro-fibrosants tels que le TGF-β ou le PDGF, s’accumulent et synthétisent en excès les composants de la matrice extracellulaire (MEC) responsables de la fibrose. Les myofibroblastes hépatiques ont 2 origines majeures, les cellules étoilées du foie (CEF) et les cellules mésenchymateuses portales, et interviennent dans d’autres aspects majeurs de la réparation tissulaire, comme la régénération hépatocellulaire et l’angiogenèse.
Sarah Lemoinne, Dominique Thabut, Filoména Conti, Chantal Housset, Axelle Cadoret

Apport de la mesure quantifiée par ordinateur de la fibrose après transplantation rénale

»»La fibrose interstitielle est un événement final de beaucoup de processus pathologiques, allo-immuns ou non, qui peuvent survenir sur un greffon rénal. De plus, elle est associée dans de nombreux cas au devenir fonctionnel après transplantation, tant en termes de fonction rénale que de survie du greffon. Aussi sa détection et sa quantification précoce et précise pourraient-elles se révéler extrêmement utiles dans le suivi après transplantation rénale. Malheureusement, la quantification précise de la fibrose présente des limites importantes. En effet, des études de reproductibilité ont montré que ces lésions avaient une très mauvaise reproductibilité à la fois intra- et interindividuelle. Cela est amélioré par l’utilisation de marquages spécifiques tels que le rouge Sirius ou des techniques d’immunohistochimie. La réalisation de ces techniques nécessite cependant la centralisation des biopsies, ce qui peut rendre difficile leur utilisation en pratique clinique. Une autre approche est de proposer une quantification numérique de la fibrose par un logiciel dédié qui permet d’extraire sous supervision humaine les pixels verts sur une coloration de trichrome de Masson, utilisée en routine, avec des lames utilisables provenant de tous les centres. Cette technique est robuste, et sa variabilité, intra- et interindividuelle, est faible. Ses résultats sont associés non seulement à la fonction rénale au moment de la biopsie mais aussi à son évolution. De nombreuses améliorations sont encore nécessaires. Si le nombre de glomérules et la proportion de glomérules scléreux sont déjà disponibles, l’évaluation de la fibrose totale et de la fibrose inflammatoire pourrait être intéressante, ainsi que les lésions des glomérules ou celles de la vascularisation, qu’elles soient aiguës ou chroniques.
Éric Thervet, Vannary Meas Yedid, Emmanuel Morelon, Jean-Christophe Olivo Marin

Évaluation non invasive de la fibrose après transplantation hépatique

Article à retrouver dans Le Courrier de la transplantation N°1 - Mars 2012
Filoména Conti

LES PAGES DE LA SFT

XIIIe Congrès de la SFT
Marrakech, 11-14 décembre 2013

Selon les statuts de la Sociéte francophone de transplantation, le congrès annuel est organisé tous les 3 ans hors de France, dans un pays francophone.
Après la Belgique, la Tunisie, le Canada et la Suisse, c’est au tour du Maroc.
Nous aborderons des sujets aussi variés que transversaux : syndrome métabolique, diabète de type 2 et transplantation, réanimation du sujet en mort encéphalique (en partenariat avec la Société marocaine d’anesthésie et de réanimation), transplantation chez le receveur immunisé, greffes d’organe et infections (vaccinations, infections tropicales, tuberculose), transplantation hépatique et VHC, ischémie-reperfusion (reperfusion des organes en normothermie ex vivo).
Benoît Barrou

CONGRÈS - RÉUNION

63e congrès de l’American Association for the Study of Liver Disease
Boston, 9-13 novembre 2012

La 63e édition du congrès de l’American Association for the Study of Liver Disease (AASLD) s’est déroulée cette année, comme à l’accoutumée, à Boston. La ville, au lendemain des résultats des élections présidentielles, retrouvait un calme anormalement serein après la défaite de son idole Sir Mitt Romney face à l’incontournable Sir Barak Obama. L’arrivée soudaine de près de 10 000 congressistes des différents coins du monde redonna le sourire, du moins, aux commerçants de la ville. Le congrès, comme les années précédentes, était riche en communications portant essentiellement sur la transplantation et l’arrivée de nouvelles molécules antivirales C. Encore plus épais que d’habitude, le livre du congrès comportait 2 050 abstracts, couvrant tous les domaines de l’hépatologie médicale et chirurgicale et de la transplantation hépatique (TH), outre les différentes conférences, les symposiums organisés par l’industrie pharmaceutique et les journées de formation continue organisées par les sociétés savantes. Cette année, la journée de formation médicale continue (ILTS Transplant Course) a malheureusement déçu non seulement la majeure partie des Français mais aussi des autres non-Américains. La thématique de la formation concernait essentiellement des problèmes d’organisation et de gestion des listes d’attente de greffe à la fois redondantes et propres aux centres de transplantation américains. La représentation médicale française était relativement moins importante, marquée par la crise, les restrictions budgétaires et le souci des liens d’intérêts. Nous résumons ci-dessous quelques communications qui nous ont paru soit innovantes, soit intéressantes du point de vue clinique et thérapeutique.
Faouzi Saliba, Filoména Conti, Yvon Calmus

REVUE DE PRESSE

Le diabète du cirrhotique induit des lésions rénales qui favorisent la néphropathie des anticalcineurines

L’insuffisance rénale avant transplantation hépatique (TH) est fréquente. Elle augmente la mortalité après TH. On considère généralement que le syndrome hépatorénal en est la cause principale. Cependant, la prévalence des lésions rénales organiques dans ce contexte est inconnue. De rares travaux ont évalué histologiquement le rein chez des patients cirrhotiques atteints de néphropathie. Ce travail prospectif monocentrique évaluait systématiquement la présence de lésions histologiques rénales chez des patients cirrhotiques en attente de TH, quelle que soit la fonction rénale. L’objectif était de savoir si la présence de lésions, même paucisymptomatiques, pouvait favoriser le développement de lésions rénales plus sévères, favorisées par l’administration d’anticalcineurines après la greffe. Une biopsie rénale par voie transjugulaire a été réalisée chez 60 patients cirrhotiques consécutifs évalués en vue d’une TH dans un centre. La fonction rénale de ces patients a ensuite été évaluée pendant 5 ans (ou jusqu’au décès). La biopsie a été productive chez 77 % des patients, et n’a pas ramené de matériel exploitable chez 23 %.
Yvon Calmus



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